Le Nouvel An musulman

Le Nouvel an musulman, a une dimension historique. Mais c’est aussi un nouvel an à vocation spirituelle et sociale. C’est un nouveau départ vers la construction de cette cité de paix sur la base de nos rêves. Nous demandons à Dieu de parachever nos nobles intentions comme Il l’a fait pour le Prophète qui a construit Médine sur la base de la solidarité et du partage.

Donc le Nouvel an musulman, est là pour nous rappeler notre mission en tant que serviteur de l’Eternel et nous permettre de nous renouveler par le pouvoir de l’esprit

Notre intention est de construire une économie par les moyens de la Paix, c’est-à-dire une économie sur la base de la solidarité et du partage, où chacun sera acteur. Cela demande des pensées créatrices pour pouvoir amener la paix de par le monde.

Nous avons un Dieu qui rêve…  le rêve de celui qui veut quelque chose qui n’est pas encore l. Et là, notre force, notre pouvoir, notre assurance et notre conviction c’est que, Celui derrière qui nous rêvons, quand Il veut quelque chose, Il dit « sois » ! Et la chose est.

Donc nul n’est mieux placé que nous, pour rêver de tout ce que nous voulons faire parce que nous avons devant nous un tel Seigneur pour Roi, pour Guide, pour seul espoir…

Ne laissons rien venir interrompre notre rêve car le Maître du rêve va le réaliser. Pour cela, il faut être déterminé, persévérant dans son rêve, il faut être convaincu et il faut aimer son rêve !

Quand on aime une chose, on se donne totalement à cette chose. Et nous, nous aimons notre rêve en Dieu jusqu’à en arriver à l’extinction en Dieu.

Alors, pour vivre et réaliser notre rêve de paix, nous avons eu l’idée de la création d’un centre. Aujourd’hui, après des débuts difficiles ayant nécessité beaucoup d’efforts, le centre est là. On vérifie maintenant la portée de ce que le Seigneur a dit : « à côté de la difficulté se trouve la facilité…… » 

Quand on parle de facilité, on parle de l’harmonie qui règne entre la difficulté et la facilité. On peut réaliser des choses pour l’éternité bien que ça commence par des difficultés. Ça signifie que la finalité sera heureuse car comme le dit le Seigneur : « la finalité heureuse est pour les pieux ». Les pieux, ce sont ceux qui ne vont jamais se mettre dans la situation de juger mais qui persévèrent ! Dieu les signale en ces termes :

Ce sont des êtres de paix qui cheminent dans la voie de la paix et quand ils rencontrent des ignorants,  ils leur disent « paix » !

Pour en arriver à cela, le Cheikh Ahmadou Bamba a créé une structure qui nous y aide, sur l’exemple de ce que le Prophète a réalisé à Médine : c’est la daara qui est une assise territoriale comme la maison, l’école, le cadre de la famille, le couple... On y acquiert les enseignements, on y  vit le comportement qui en découle.

Cette structure a pour vocation de nous permettre de transformer le bagage reçu dans les autres structures où on est formé, mais sur la base des 7 maux (compétition, complexes, émotions…). On y reçoit une formation et à la daara, on va travailler à la transformation de ces expériences, sur la base des 7 vertus. La daara conduit à devenir non-violent.

En incarnant la non-violence, on n’accomplit que des actes de paix.

Le Seigneur est avec les rêveurs. Il dit « même dans le cas le plus désespéré »…..

Les Êtres de paix ont tous rêvé de cette manière. Leurs paroles sont les mieux indiquées pour expliquer le chemin initiatique, parce leur vie est leur enseignement !

Mais attention ! Nous sommes là pour montrer un enseignement, pas pour essayer de convaincre. A ceux qui sont convaincus par la vie de ces Êtres de paix en revanche, à ceux qui veulent suivre leur exemple, la porte est grande ouverte !

Nous sommes venus porter le message de Serigne Touba. Pour ça, il faut que chacun travaille à se connaître lui-même et si on fait l’effort de ne rien posséder et de n’être possédé par rien, on verra la liberté qui est en nous….. 

Notre monde est dans la fascination de la violence qui donne le sentiment de pouvoir tout obtenir et pourtant les résultats ne sont jamais concluants !

Notre Ecole montre l’autre aspect « la fascination de la non violence ».

Qui parle de non violence est avec Dieu. Peu importe de quel parti est le monde. Martin Luther King disait :

J’ai entendu dire qu’un homme, s’il est avec Dieu, forme une majorité. 

C’est qu’il faut savoir prendre la mesure de notre Seigneur. C’est là le véritable challenge. Ce n’est pas avec un appareil qu’on prend la mesure du Seigneur, mais avec notre propre personne